Tensions sociales dans l’éducation guinéenne : les écoles privées tirent la sonnette d’alarme.
Le climat social tendu entre les syndicats de l’éducation et le Gouvernement continue d’avoir des répercussions sur le fonctionnement du système éducatif guinéen. Ce vendredi 02 janvier 2026, les fondateurs d’écoles privées, regroupés au sein de plusieurs associations, sont sortis de leur réserve lors d’une conférence de presse tenue à Conakry.
Des perturbations aux conséquences lourdesFace aux journalistes, ces responsables d’établissements privés ont dressé un tableau préoccupant de la situation actuelle. Ils estiment que les mouvements de grève et les perturbations répétées du calendrier scolaire affectent gravement la stabilité de leurs écoles, mais surtout la continuité de l’apprentissage des élèves.Selon eux, les écoles privées, souvent perçues comme des alternatives de stabilité, se retrouvent aujourd’hui prises en étau dans ce bras de fer entre les syndicats et les autorités. Une situation qui fragilise autant les élèves que les encadreurs pédagogiques.
La sécurité des élèves au cœur des préoccupationsDans une déclaration rendue publique à l’issue de cette rencontre avec la presse, les fondateurs d’écoles privées ont exprimé leur vive inquiétude quant à la sécurité des apprenants et du personnel éducatif. Ils préviennent que, si aucune solution durable n’est trouvée rapidement, ils pourraient être contraints de suspendre les cours afin d’éviter tout risque.
« La protection des élèves et des encadrants reste notre priorité absolue », ont-ils insisté, soulignant que cette éventuelle décision ne serait qu’un ultime recours face à une situation devenue difficilement tenable.
Un appel à la responsabilité collectiveLes responsables des écoles privées ont, par ailleurs, lancé un appel pressant à l’ensemble des acteurs concernés — syndicats, Gouvernement et partenaires du secteur éducatif — afin qu’un dialogue constructif soit engagé dans l’intérêt supérieur de l’école guinéenne.
Ils plaident pour des solutions concertées, capables de préserver la paix scolaire et de garantir le droit fondamental à l’éducation, sans mettre en péril la sécurité ni l’avenir des apprenants.
Kogno Célestin Sagno

